Le clivage entre une Droite férue de Libre-échange et une Gauche adepte des mesures protectionnistes est aujourd’hui dépassé. Depuis les années 90, un flou idéologique a fracturé la classe politique en deux camps à l’intérieur des deux sphères de la vie politique : il existe à Droite autant de gens hostiles à la mondialisation et à l’Europe qu’on en trouve à Gauche. Cette question est redevenue centrale et c’est elle qui structure désormais la vie politique. Il y a une “France d’en-haut” fanatique du Libre-échange, représentée par Emmanuel Macron et François Fillon, et une “France d’en-bas” qui s’y oppose farouchement, dont les porte-drapeaux sont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. La différence à l’intérieur de ces deux couples de prétendants au trône présidentiel réside dans une divergence de valeurs articulant toujours un axe Droite / Gauche. Les uns ont une conception étroite de la Nation, François Fillon et Marine Le Pen, les autres en ont une conception généreuse, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Économiquement, en revanche, le néo-libéralisme a ensorcelé une partie du peuple de Gauche et le protectionnisme a conquis le cœur d’une fraction non-négligeable de l’électorat de Droite. Il y a non plus deux blocs qui s’affrontent dans l’hémicycle mais quatre coins qui structurent désormais la vie politique française, la question cruciale étant : Etat-providence ou Etat-gendarme?

Le mirage néo-libéral

Le libre-échange a remplacé dans le cœur de bon nombre d’intellectuels français une inclination qui les conduisait autrefois à favoriser, assez naturellement, l’idée d’une économie régulée par les pouvoirs publics. Leur désaveu du protectionnisme comme outil de régulation des échanges, destiné à enrayer la mécanique du Dumping social, est le signe qu’une large partie d’entre eux a succombé aux promesses de prospérité des laudateurs de l’économie de marché, Organisation Mondiale du Commerce comprise.

Pourtant, un nombre record de candidats à la Présidentielle restent convaincus qu’une économie dérégulée serait à l’origine de la paupérisation du peuple français et qu’il serait temps de se doter de moyens légaux pour la normaliser. Que la marche de l’économie de marché soit profondément instable et que le capitalisme porte en lui un déséquilibre patent, affectant tous les marchés, dont celui du travail, est d’une banalité affligeante. Alors, quid de ce clivage entre certains intellectuels et la classe politique? Une raison peut toutefois l’expliquer. On a souvent mis à l’index, à raison, le clientélisme des élites politiques et on a tout aussi fréquemment pointé du doigt leur amnésie une fois remportée une élection. Leur capacité à dire ce que l’on voudrait entendre traduit néanmoins l’état d’esprit d’une grande partie de l’opinion publique. Ce divorce de la fine fleur intellectuelle et du peuple s’explique par le fait que les premiers adhèrent très majoritairement aux principes du Libre-échange car ils seraient un facteur important de la croissance économique alors que les classes populaires en doutent. C’est ce sentiment que relaie la classe politique en période d’élection. La question relative à l’existence, ou non, d’un Etat-providence capable de corriger un système économique de complétion néo-libérale est donc redevenue cruciale.

Cela fait 40 ans que l’on vend la Mondialisation aux classes populaires sans qu’elles perçoivent (ou alors très peu) les retombées dudit miracle économique. Les élites et les classes moyennes supérieures ont pour leur part bénéficié des subsides d’une économie globalisée, tirant avantage de leur expertise dans le domaine des nouvelles technologies de l’information. C’est une stratégie de classe qui les pousse donc à favoriser une économie dérégulée, qu’ils soient de Droite ou de Gauche. Une logique inverse est à l’œuvre chez les personnes les moins rémunérées, et les moins diplômées, qui réclament quant à elles plus de justice sociale. D’un côté les partisans du Libre-échange font des libertés individuelles et du libéralisme économique un horizon lumineux en valorisant l’identité (une identité multiculturelle pour la Gauche, une identité nationale pour les autres), de l’autre les contempteurs de la mondialisation tiennent un discours teinté de marxisme (à Gauche) ou de Christianisme social influencé par Albert de Mun (à Droite).

La protection des uns, la liberté des autres

Cette fracture fait apparaître une double rupture du côté de la vie politique. Une partie de la Gauche et de la Droite conspuent d’une voix commune, et avec quasiment les mêmes mots, la marche réglée d’un Libre-échange socialement destructeur et politiquement annihilant (perte de souveraineté et perte d’autonomie dans la politique budgétaire) tandis que l’autre camp se félicite des avantages procurés par l’intégration Européenne et par les accords de Libre-échange internationaux de type C.E.T.A. (accord de Libre-échange transatlantique entre le Canada et l’Union européenne adopté le 15 février dernier en dépit de nombreuses controverses) et T.A.F.T.A. (accord commercial entre les États-Unis et l’Europe mis en jachère depuis septembre dernier).

Ce phénomène existe dans la plupart des démocraties occidentales. Ainsi, aux États-Unis, la campagne de Donald Trump pour la présidentielle américaine avait pour point d’orgue la suspension des traités internationaux liant l’Amérique au Reste du Monde et l’instauration d’une politique protectionniste dans le but de faire revenir les emplois sur le sol américain. Il a réclamé du Congrès une hausse drastique des Droits de douane et le moratoire des principaux traités commerciaux. Une partie du bloc conservateur fait aujourd’hui pression contre lui. Elle cherche à montrer que les entraves au marché vont à l’encontre des intérêts américains et que la main d’œuvre à bon prix provenant du Mexique est une manne dont l’économie américaine ne peut se passer. Elle rejoint en cela une large frange de Démocrates américains (la Gauche) qui insistent sur la nécessité d’ouvrir les frontières pour conduire leur propre business, revendication qu’ils agrègent à une morale universaliste tout en sachant que les principaux intéressés sont de toute façon destinés à occuper des emplois secondaires et mal payés. Une autre partie de l’électorat Démocrate (les classes populaires) a donc préféré voter pour Donald Trump parce qu’il était le seul candidat proposant un plan anti-libéral supposé les protéger (un mauvais programme en matière de politique économique peut être convainquant, rappelons-le).

Marine et les garçons

Dans l’élection présidentielle du 7 mai prochain, deux camps s’affrontent dans une dissension centrale : l’intégration mondiale et européenne est-elle une bénédiction ou la malédiction du siècle?

Pour Jean-Luc Mélenchon, il est clair qu’il faut s’éloigner du modèle intégrationniste car il interdit toute indépendance en matière de politique budgétaire. Quant à Marine Le Pen, elle en appelle au “protectionnisme patriotique” afin de préserver les emplois des Français. Benoît Hamon met en avant le fait qu’une politique volontariste représente un enjeu capital pour contrer les malfaçons de la Mondialisation. Or cette politique est tributaire d’un bouclage frontalier car elle se heurte en économie intégrée au dumping induit par la libre circulation des capitaux, des marchandises et de la force de travail. Ses valeurs internationalistes lui interdisant de produire une telle politique, il défend donc une ligne “entre-deux” à base de volontarisme économique et d’ouverture modérée à l’Europe et au Monde (protection des industries naissantes et vieillissantes). Il réclame que les règles prévalant en zone Euro soient maintenues, c’est à dire un déficit contenu à moins de 3% du Produit Intérieur Brut et une dette inférieure à 60% du PIB, tout en précisant que personne ne devrait y être contraint. Une position intenable car on ne peut à la fois accepter et refuser le pacte de stabilité dans une Europe à 27 (sans l’Angleterre). L’Etat-providence a un coût qui implique une dose de protectionnisme. Cadenassé dans une contradiction mettant en concurrence ses valeurs, l’ouverture de la société française, et son legs socialiste, l’internationalisme ouvrier, Benoît Hamon peine à convenir que le protectionnisme est une condition nécessaire à une politique économique et budgétaire autonome.

Nathalie Arthaud et Philippe Poutou en appellent quant à eux à “une autre Europe, collective et solidaire”. Sans coordination avec les partenaires européens, il va de soi qu’une telle politique est vouée à l’échec car elle mènerait inexorablement au Frexit (sortie de la France de l’Union Européenne). Ils rejoignent donc étrangement les positions défendues par les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade et François Asselineau. La différence réside dans le fait que ces derniers mettent en avant la menace que représente le Dumping social des pays de l’Est et la concurrence des travailleurs détachés, alors que Philippe Poutou et Nathalie Arthaud font le vœu d’une harmonisation sociale par le haut dans le cadre d’une Internationale ouvrière.

Pour Emmanuel Macron et François Fillon, en revanche, l’intégration européenne est une aubaine et l’euro un élément indispensable à la prospérité de l’économie. François Fillon est partisan d’une libéralisation tous azimuts de l’économie, qui passe par la baisse des charges sociales et un assouplissement (c’est un euphémisme) du code du travail. C’est pour lui la condition du redressement national afin de retrouver notre compétitivité sur la scène internationale. Un positionnement également défendu par Emmanuel Macron qui lui adjoint l’élément fumeux de la “flexi-sécurité” (une manière de dire qu’on a rien sans rien).

Les quatre coins de la vie politique française

Le peuple français est donc aujourd’hui tiraillé entre deux camps, à l’intérieur des deux sphères structurant le champ politique. Les centristes le savent et c’est sur cela qu’ils capitalisent en combinant les options d’une opinion publique fracturée. Car en dépit des valeurs soutenues par les uns et les autres, à Droite et à Gauche, la question est redevenue de savoir quel rôle donner à l’État : Etat-protecteur ou Etat-gendarme? Etat-providence ou “Laissez-faire”?

Une partie de la Droite et de la Gauche est, en raison de ses conditions matérielles d’existence, hostile à la Mondialisation (les classes populaires et la partie basse de la classe moyenne) alors que l’autre observe avec engouement l’intégration économique de la France à l’Europe et au Monde (la classe dominante et la partie haute de la classe moyenne qui y voient une opportunité de promotion sociale). Les premiers suivent Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, ou plus timidement Benoît Hamon, tandis que les autres préfèrent Emmanuel Macron ou François Fillon. Nombre d’ouvriers  et d’employés vont ainsi voter Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen pour les mêmes raisons (disposer d’une politique économique et budgétaire autonome) mais en identifiant différemment les motifs d’une telle situation (l’immigration pour les uns, la concurrence déloyale de pays dépourvus de Sécurité sociale pour les autres).

Cette ligne de partage à l’intérieur de la Droite et de la Gauche a pour enjeux la place de l’économie dans la société et celle de l’intégration internationale de la France. Cela ne signifie pas pour autant que toute divergence d’opinions entre la Droite et la Gauche ait disparue, surtout chez ceux qui ont un prisme fort sur un thème particulier. Il ne fait aucun doute que les électeurs de Marine Le Pen considèrent que l’immigration et l’Islam radical sont des problèmes vitaux pour la civilisation occidentale. Mais le cloisonnement de la politique selon un axe Droite – Gauche est désormais circonscrit aux valeurs et à la conception qu’ont les uns et les autres de l’ouverture culturelle et de la place de la France dans le monde. Cette division a subséquemment rendu inconciliable une partie des sympathisants de Gauche avec ceux de leur propre camp. Emmanuel Macron représente une parole qui n’est pas isolée au sein du Parti Socialiste, comme en témoignent les nombreux ralliements dont il a fait l’objet. Son positionnement est pourtant irréconciliable avec celui de Jean-Luc Mélenchon, de Philippe Poutou, de Nathalie Arthaud et de Benoît Hamon. Idem à Droite, les propositions de François Fillon sont toutes aussi distantes de celles tenues par Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade et François Asselineau. D’où la brèche ouverte pour les partis en marge des grandes formations politiques pour dénoncer la collusion d’intérêts des uns et des autres et revendiquer un “ni Droite ni Gauche” que l’on retrouve aussi bien chez Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, qui en appellent à la Révolution sociale, que chez Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, qui font le vœu d’un sursaut national.

Alors, pour ces raisons, ce sera Mélenchon, Le Pen, Macron ou FiIlon qui succédera à François Hollande car ce sont les chefs de file des quatre coins ordonnant la vie politique française. Compte tenu des affaires qui lui collent à la peau, François Fillon a d’ores et déjà perdu la confiance des Français et le fait qu’il s’évertue à se présenter lui-même comme un Chef d’Etat responsable n’y change rien. Benoît Hamon n’a pas su clarifier ses propositions et il sera par conséquent écarté, parce qu’on ne peut à la fois vouloir l’intégration de la France dans les échanges internationaux et obtenir en retour une protection sociale circonscrite à ce qui serait une région du monde. A priori la victoire ne peut pas revenir à un candidat hostile à l’intégration économique de la France car les mérites de la Mondialisation sont vantés partout dans les médias hexagonaux, et la question de l’Etat-providence y est perpétuellement éludée. Alors ce sera Emmanuel Macron. A moins que les français ne réalisent que le “vote de raison” ne les a jamais menés nulle part, en ce cas ce sera Le Pen ou Mélenchon. Nous nous rangeons sous la bannière de Mélenchon.

8 Réponses

  1. jacques

    L’argument central en faveur du protectionnisme qu’avancent ses partisans est le plus souvent la préservation des emplois nationaux : un pays à haut niveau de vie et salaires élevés ne pourrait soutenir la concurrence de pays où les salaires sont beaucoup plus bas, et par conséquent où les produits et services sont moins chers. Des droits de douane (droits d’entrée pour les marchandises importées) ou des quotas d’importation seraient donc nécessaires pour rétablir l’équilibre vis à vis de cette concurrence « déloyale ».
    En réalité, le protectionnisme accélère le déclin. Il permet certes de sauver temporairement quelques emplois et industries, mais en réduisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits étrangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane !), en augmentant les coûts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur protégé, plus chers), en rendant par conséquent moins compétitifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l’attractivité du pays pour les étrangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste.
    Le résultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d’emplois efficaces sont détruits ou non créés. Au lieu de profiter de la loi des avantages comparatifs en se spécialisant dans des secteurs à forte valeur ajoutée, le pays préfère prolonger la survie de secteurs non rentables.
    Les politiciens protectionnistes ne mettront évidemment en exergue que les côtés positifs, visibles (« on a sauvé des emplois ») sans insister sur les côtés négatifs (voir aussi la parabole de la vitre cassée). Quand le coût des emplois « sauvés » devient excessif et ne peut plus être assumé, on assiste à des reconversions douloureuses : le protectionnisme n’a servi qu’à repousser le problème à un peu plus tard, au bénéfice des politiciens du moment.
    Si la logique protectionniste était poussée jusqu’au bout par les politiciens, on aboutirait à des pays qui vivraient en autarcie totale et emploieraient des techniques complètement dépassées : n’aurait-il pas fallu protéger l’emploi des charrons, sabotiers, forgerons, conducteurs de diligence, vendeurs de bougies, porteurs d’eau, allumeurs de réverbères, etc. Le rêve secret du protectionniste, c’est d’aboutir à un monde figé pour toujours, en contradiction avec toute réalité. Le protectionniste est un réactionnaire !
    Il est d’ailleurs étonnant de voir resurgir, de la part de certains intellectuels (par exemple Emmanuel Todd, et avant lui Maurice Allais), la préconisation d’instaurer un « protectionnisme continental », cela plus de deux cents ans après le Blocus Continental napoléonien qui avait réussi à appauvrir davantage le continent…
    Si le but affiché du protectionnisme est d’entraver les importations étrangères et de favoriser l’exportation des produits nationaux (mercantilisme), on peut dire que le protectionnisme est contradictoire puisqu’il va à l’encontre même de ce but, les étrangers ne disposant pas de suffisamment de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux (du fait de la barrière protectionniste qui les empêche de vendre leurs produits). Le protectionniste, méconnaissant la nature de l’échange économique, croit qu’exportations et importations sont déconnectées, et qu’on peut agir sur les unes sans impact en retour sur les autres.
    le problème des gens qui veulent le protectionnisme s’est qu’ils disent vouloir le protectionnisme pour protéger les producteurs nationaux contre les producteurs étrangers ce qui est faux le protectionnisme ne se fait pas au détriment des producteurs étrangers mais bien au détriment des consommateurs qui payent le prix du protectionnisme. le libre échange est toujours bénéfique en volume total mais il se fait toujours au détriment d’une catégorie de personnes soit les consommateurs (exportations) soit les producteurs (importations). en général, c’est plutôt au détriment des producteurs. c’est l’un des gros problème en france: quand il y a le libre échange, pour que cela profite à tout le monde, il faut restructurer l’économie ce qui demande bien sur une période transitoire où une catégorie de personne est perdante mais en France, on est incapable de restructurer l’économie voilà pourquoi les francais détestent tant la mondialisation. le marché du travail est beaucoup trop rigide en France ce qui fait qu’un ouvrier qui perd son boulot parce qu’un secteur d’activité (par exemple sidérurgie) n’est plus assez compétitif sur le marché mondiale restera au chomage sans avoir de chance de retrouver en un emploi là où dans un pays comme la suisse qui a un marché de l’emploi flexible, l’ouvrier aurait assez facilement retrouvé un emploi. aujourd’hui, beaucoup de gens inversent la logique du commerce international. ils croient qu’il faut exporter un maximum et importer un minimum alors que le but du commerce international est justement d’importer. bien sûr, il faut payer les importations et pour les payer, il faut exporter. si un pays ne fait qu’importer (exemple la grèce) et n’exporte rien, il n’a d’autre choix que de s’endetter.
    Le protectionnisme constitue d’abord une erreur pour les consommateurs, qui ne peuvent se procurer certaines marchandises ou qualités, ou alors à des prix trop élevés. Le libre-échange, au contraire, favorise le consommateur. Mais le protectionnisme n’est pas non plus une bonne chose pour les producteurs nationaux; il leur ôte des débouchés (car les pays étrangers prennent des mesures de rétorsion) et surtout il laisse les producteurs nationaux, non soumis à la rigueur de la concurrence étrangère, « s’endormir » au lieu de s’adapter. Le protectionnisme, supprimant l’aiguillon de la concurrence étrangère, n’est pas un facteur de progrès, mais de stagnation économique et de faible productivité. Même pour des pays peu développés, l’existence d’une concurrence étrangère est un bon stimulant, et l’on sait qu’ils compensent leur éventuel retard technique par des coûts salariaux plus faibles par exemple. Ce sont d’ailleurs les pays en voie de développement les plus ouverts aux échanges internationaux qui ont connu le décollage le plus rapide, comme le montre l’exemple des NPI (Nouveaux pays industrialisés), en particulier ceux du Sud-Est asiatique, tandis que ceux qui refusaient l’ouverture internationale s’enfonçaient dans la misère. pour les usa. lisez ceci: http://www.libreafrique.org/Helge_USA_protectionnisme_160812

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  2. jacques

    L’ouverture commerciale – ou « mondialisation » – n’est responsable qu’à 13 % du recul de la part de la production industrielle en France. L’essentiel est dû au progrès technique et aux évolutions de notre consommation. https://blocnotesdeleco.banque-france.fr/billet-de-blog/les-causes-de-la-desindustrialisation-en-france
    Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
    Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
    Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
    Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
    http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
    Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
    Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que celui que dresse ceux qui combattent le libre échange au contraire, au niveau global il est même très positif.
    quand au sophisme : « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
    Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
    Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
    Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
    Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.
    Dire que l’on veut éviter les délocalisations dans les pays pauvres car les travailleurs de ces pays seront exploités c’est totalement absurde. Peut être que les conditions de vie peuvent nous paraître horrible mais pour ces gens, c’est toujours meilleur que ce qu’ils ont avant. Pourquoi il y a eu un exode massif des chinois des campagnes vers les villes ? Mieux vaut être ouvrier dans une usine que paysan à la campagne. Pour améliorer les conditions de travail, il faut d’abord que ces pays se développent. Dans un pays pauvre, les conditions de travail seront toujours très durs.
    Les militants occidentaux défendant les travailleurs pauvres nuisent à ceux qu’ils veulent aider: http://humanprogress.org/blog/student-activists-hurt-the-workers-they-try-to-help
    C’est marrant mais l’un des plus grands économistes sur le sujet (la mondialisation et les échanges internationaux) c’est Krugman. C’est l’idole des gauchistes pourtant ceux ci ne l’écoutent pas sur sa spécialité. Il a démontré les bienfaits du libre échange et de la mondialisation. C’est pour cela qu’il a reçu son prix nobel. Personne ne peut l’accuser d’être un libéral. Il y a une quasi unanimité des économistes (y compris chez les économistes de gauche) sur les bienfaits du libre échange (des sondages montrent que plus 90 % des économistes sont pour). Le libre échange est l’un des rares sujets où il n’y a pas de controverse. Sur la plupart des sujets, il y a des controverses mais pas sur ce sujet

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  3. jacques

    Pourquoi le commerce international, et quelles seraient les conséquences du protectionnisme? http://www.cepii.fr/CEPII/fr/publications/pb/abstract.asp?NoDoc=10617

    Pour moi le clivage pour ou contre le libre échange se fait plus sur l’aspect gouvernemental ou “anti système” (en vérité, ceux qui se prétendent anti système comme Mélenchon ou MLP font parti du système qu’ils dénoncent). En effet, tant que l’on a pas été au pouvoir, on peut raconter n’importe quoi (que le libre échange s’est mal) mais une fois que l’on a été au pouvoir, on est confronté aux réalités économiques. Quand un politicien arrive au pouvoir, il sait que s’il mets en oeuvre une politique protectionniste, il nuira grandement à l’économie de son pays (sans parler du fait qu’il ne peut pas juridiquement avec l’Union européenne).
    Entre ce que disent les politiciens et ce qu’ils savent il y a une grande différence. Je pense que quelqu’un comme MLP sait très bien que son programme est irréaliste et ruinerait la France s’il était mis en application mais bon, elle peut se permettre de dire n’importe quoi vu qu’elle a jamais été au pouvoir.

    Le mot « néolibéralisme » n’a aucun sens. C’est l’exemple type d’un anti-concept (au même titre que ultralibéralisme). Personne ne se dit néolibéral. Demandez à quelqu’un qui utilise de ce terme néolibéral qu’est ce que cela veut dire ?? quel est la définition ?? Dans bcp de cas, il en sera totalement capable et même s’il arrive, sa définition sera différente de celle d’une autre personne employant aussi ce terme. Demandez à dix personnes leur définition du néolibéralisme, vous aurez de grandes chances d’avoir dix définition différentes.
    Même s’ils ne sont pas d’accord entre eux sur la définition de ce mot, un certain nombres de personnes font diront que c’est un mouvement du début des années 80. Pourtant, le mot néolibéral vient de la fin du 19 siècle et a été utilisé tout au long du 20 siècle même s’il est vrai qu’il a été grandement popularisé par les antilibéraux depuis vingts ans. Les antilibéraux utilisent de ce mot néolibéralisme (tout comme ils utilisent du mot ultralibéralisme) car le mot libéralisme a une certaine connotation positive en tout cas dans sa dimension politique. Un certain nombre de principes fondateurs de l’état de droit et de la démocratie (que l’on appelle démocratie libérale) découle du libéralisme (politique). Voilà pourquoi les antilibéraux pour critiquer le libéralisme préfère utiliser d’autres termes comme néolibéralisme (qui sous entend une déformation du libéralisme) ou ultralibéralisme (qui sous entend un extrémisme).
    L’avantage avec le mot néolibéralisme c’est qu’on peut utiliser ce mot à tort et à travers, on peut utiliser ce mot pour désigner tout ce que l’on veut. De toute facon , tout ce qui va mal c’est de la faute du méchant néolibéralisme (même si l’on sait pas trop ce que c’est). Je trouve cela pathétique.
    En général, avec les gens qui emploient le mot néolibéralisme: ce sont soit des antilibéraux qui ne changeront pas d’opinions et qui sont de mauvais soit des gens ignorants (ignorance qui est totalement compréhensible étant donné le climat antilibéral de la France) soit des gens qui utilisent ce mot car cela fait vendre.
    Il y a même des gens utilisant le mot néolibéralisme qui vous disent qu’il est impossible de définir ce mot .
    Si vous demandez aux gens de dire ce sont qui les néolibéraux, là aussi leurs réponses sont très floues. Même si la plupart vous diront que Thatcher et Reagan sont des piliers du néolibéralisme, en général, pour le reste ils ne sont pas d’accord d’entre eux. Une bonne partie disent aussi que Friedman était un néolibéral (sans doute parce que c’est l’économiste libéral le plus connu du 20 siècle, en général, le seul économiste qu’ils connaissent) . Une bonne partie des antilibéraux utilisent le mot néolibéralisme croient que l’école néoclassique est néolibéral montrant toute leur ignorance de l’économie et de la pensée économique. J’ai déja vu des gens disant que Keynes était un néolibéral.
    Le « néolibéralisme » au même titre qu’ultralibéralisme permet de diaboliser le libéralisme. Les antilibéraux préfèrent utiliser ces deux termes plutôt qu’utiliser le terme « libéralisme » car dans le libéralisme, il y a le libéralisme politique (qui est connoté positivement par la plupart des gens) en utilisant un autre mot, cela permet de faire une distinction entre les deux, de bien montrer que c’est deux concepts différents. Que le néolibéralisme est une « perversion » ou un « excès » de libéralisme.
    C’est profondément malhonnête.
    En plus, comme ce sont des termes ne voulant rien dire, on peut les utiliser pour les accuser de tous les maux. Les libéraux auront tendance à moins se défendre vu qu’ils ne se reconnaissent pas dans ces termes débiles

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  4. jacques

    Le libre échange ne nuit pas aux pauvres. Il faut arrêter de faire croire que le libre échange est une politique antisociale et que c’est la cause profonde des problèmes des classes populaires. Le libre échange profite au plus grand nombre. Là où le protectionnisme profite qu’à quelques uns. Le protectionnisme est bien plus antisociale que le libre échange.

    “François Fillon est partisan d’une libéralisation tous azimuts de l’économie” en vérité, Fillon veut juste que la France rejoigne la moyenne européenne. Ce n’est pas un ultra libéral loin de là s’il avait été élu et s’il avait appliqué son programme, il aurait juste mis la France dans la moyenne européenne en terme de libéralisme. Le problème c’est qu’actuellement, notre pays est l’un des plus socialistes d’Europe. La france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques 57%, la fonction publique représente près de 7 millions de personnes dans la fonction publique (http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/
    ), 73 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation, l’un des plus haut taux d’imposition les plus forts d’Europe ( la France est championne d’Europe des prélèvements obligatoires et aussi de la dépense publique http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/prelevements-obligatoires-la-france-ravit-la-premiere-place-au-danemark-1321636.html et http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2017/03/06/29006-20170306ARTFIG00258-la-france-championne-europeenne-des-depenses-publiques.php ),….. certains partis de gauche dans le reste de l’europe comme le SPD en Allemagne sont plus libéraux que la droite francaise. La france est championne du monde des dépenses publiques sociales. La france possède 60 code et est ultraréglementé (plus de 500000 lois et décrets). Et le pire s’est que le nombre de fonctionnaires augmentent. http://www.lepoint.fr/economie/les-fonctionnaires-sont-toujours-plus-nombreux-18-12-2014-1890940_28.php
    En 33 années, la France a fini par appliquer à peu près tous les points du programme du parti communiste de 1981. http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja
    La France est n° 1 dans le classement des enfers fiscaux établis par
    Forbes Asia: https://web.archive.org/web/20171117225020/https://pbs.twimg.com/media/DOL_pxxX0AILdQc.jpg:large
    Quand à la droite mis à part la parenthèse Fillon (vite refermée) elle n’a jamais été libérale. C’est sans doute l’une des droites les plus antilibérales d’Europe. Quand la droite est au pouvoir, elle ne baisse les impôts que du coeur de son électorat : les retraités qui possèdent des biens immobiliers et qui emploient des aides à domicile. Elle n’a aucun problème pour augmenter les taxes sur tous les autres. La droite n’a jamais vraiment baissé les dépenses publiques. Elle a parfois fait du rabotage ici ou là certes, mais seulement contrainte et forcée et seulement sur les budgets qu’elle rechigne à financer (type AME). Elle n’a jamais mené la moindre réforme de structure. Enfin, la droite se veut tantôt pro-concurrence tantôt anti-concurrence en fonction du sens du vent et des sondages du jour. Et elle protège ardemment les professions réglementées qui votent pour elle (type notaires). Donc, le bilan du “libéralisme économique” de la droite est au mieux médiocre.

    Fillon est critiquable mais pas pour les critiques que les médias lui ont fait (je parle juste au niveau du programme et pas des affaires le concernant). Le programme de Fillon ne contenait aucune réforme structurelle de l’enfer réglementaire qui plombe l’activité économique. Or, c’est l’un des gros problèmes de la France: http://www.politico.eu/pro/the-problem-with-frances-would-be-thatcher-where-is-reform-francois-fillon/
    Fillon n’a jamais proposé de programme crédible pour réformer la France: : http://www.wsj.com/articles/france-flirts-with-a-free-market-revolutionary-1480286697
    Cet article dit que Fillon contrairement à Mrs Thatcher n’a pas de programme détaillé pour réformer le secteur public. Contrairement à la GB de 79, la France ne sera pas très incité à réformer car ni pression interne ni externe. La GB était ruiné donc forcément obligé de se réformer ce qui n’est pas le cas de la france. Fillon ne s’attaque pas au problème central de la France : l’écart grandissant entre les protégés et les exclus. Fillon se concentre sur les impôts. Sans refonte radicale droit du travail et Etat providence il ne fera rien pour les exclus.

    Macron président est loin d’être aussi libre échange que l’on pense. La preuve: la réforme de la directive européen sur le travail détaché. C’est pas très pro libre échange. Macron est un technocrate social libéral moderne.
    Le modèle occidental c’est la troisième voie mélange entre socialisme et libéralisme. Bien sûr, le degré de socialisme (et de libéralisme) varie selon les pays. La France est l’un des pays les plus socialistes d’Europe. La France est bien plus socialiste que libérale. Voilà pourquoi l’UE peut paraître libéral pour un francais (alors que l’UE est un mix entre socialisme et libéralisme seulement bien plus libérale que la France ce qui n’est pas dur).
    Les technocrates (du FMI, de l’UE,….) sont à l’image du monde occidental. Ils prônent la politique de la troisième voie (mélange entre libéralisme et socialisme). Pour un francais, ces technocrates peuvent paraitre libéraux étant donné que leur degré de socialisme est moindre par rapport à la France mais il ne faut pas se laisser abuser. En valeur absolue, on ne peut pas dire de ces institutions qu’elles sont libérales. Pour Macron c’est un peu la même chose. Pour un francais, il peut paraitre plutôt libéral mais en terme absolu, il n’est pas libéral.

    A noter que les fameuses libéralisations imposées de l’Union européenne illustre très bien mes propos: l’UE impose ce que l’on pourrait appeler une libéralisation réglementée càd la libéralisation qui en même temps s’accompagne d’un grand nombre de réglementations qui avantagent les acteurs historiques en ancienne situation de monopole (sociétés publiques) et mettent un grand frein à l’entrée de nouveaux acteurs dans les marchés nouvellement libéralisés.. Cela permet de maintenir des monopoles de fait. Un certain nombre de secteurs soi disant libéralisés sont toujours en situation de monopole car l’état s’arrange pour avantager la société publique anciennement en situation de monopole. D’ailleurs, c’est assez compréhensible que l’état avantage la société qui lui appartient. Ce que je veux dire par là, c’st que les libéralisations de l’UE sont loin d’être les libéralisations tel que préconisés par les libéraux. Cela rejoint ce que je dis sur le fait que l’UE pratique une politique d troisième voie, un mix entre libéralisme et socialisme parce que d’un côté, elle libéralise un certain nombre de secteurs en situation de monopole mais de l’autre, elle mets dans ces secteurs un certain nombre de réglementations qui sont des barrières à l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché et qui avantagent les acteurs historiques (qui avant possédaient le monopole). Donc, un socialiste sera mécontent de cette politique (libéralisation) mais aussi un libéral (pas de véritable libéralisation). C’est le problème de mené ce genre de politique, on mécontente les deux parties.
    Mais on ne peut pas qualifier l’UE de libéral: Bureaucratie centralisée ,Superstructure, PAC, réglementations prolifiques, manque de subsidiarité, copinage, harmonisation fiscale, aléa moral, euro, TFUE, TUE, BCE, OMT, LTRO, TLTRO, FESF, MES, etc. Sans oublier ponction de l’épargne à Chypre et instauration d’un contrôle des capitaux. C’est pas vraiment très libéral. L’UE représente bien la troisième voie.

    Le problème principal de la France c’est le modèle social francais qui est obsolète. C’est un modèle qui coûte très cher, qui est inefficace, qui exclut des catégories de personnes. Il est totalement inadapté au monde moderne et à la mondialisation.
    Il faut lire « La France injuste : 1975-2006 : pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus » de Timothy Smith qui est un économiste social démocrate, celui ci démontre comment le modèle social francais loin d’être redistributif envers les plus pauvres sert à certaines catégories de personnes (notamment les fonctionnaires). Cet ouvrage démontre, dans une perspective de centre gauche, que le modèle français est : premièrement, de manière générale, non redistributif envers les pauvres ; deuxièmement, il est lui-même la cause principale du chômage ; troisièmement, il est injuste pour les jeunes, les femmes, les immigrés et leurs descendants ; enfin, quatrièmement, il est intenable financièrement.»

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